NIVELLES : L’ancien circuit a fait de nouveaux rêver

Il y a 45 ans, le Brésilien Emerson Fittilpadi franchaissait en vainqueur la ligne d’arrivée du grand prix de formule 1 de Nivelles. Eh oui,  l’ancien circuit situé sur le territoire de Baulers a connu deux grands prix de Formule 1 et une foule d’autres événements – dont un championnat du monde de karting où Ayrton Senna avait déjà prouvé son talent – avant d’être laissé à l’abandon, puis de devenir le zoning de Nivelles les Nord.

Un morceaux d’histoire locale et des souvenirs émus pour les amateurs de sport automobile en terre aclote et dimanche, l’ASBL Les Amis du Circuit de Nivelles a organisé un Grand Prix Historique. 

Si le tracé en forme de revolver caractéristique de l’ancien circuit n’est pas entièrement préservé, il reste certaines portions et les voiries relativement larges du zoning ont permis de réaliser une boucle où les pilotes s’en sont donné à cœur joie durant toute la journée.

Pour du beurre d’accord, mais les amoureux des belles mécaniques sont également des compétiteurs dans l’âme, et on a pu, hier, voir rouler des voitures d’exception pratiquement roue dans roue, négocier les chicanes au plus serré, tenter des accélérations foudroyantes pour espérer un dépassement avant le prochain virage.

Le tout, évidemment, a ravi les centaines de spectateurs qui se sont massés au long du parcours, et les flashs crépitaient au passage des Ferrari Porsche, Lamborghini et Lotus frôlant les bottes de paille, ou pour immortaliser les impressionnantes positions à quelques centimètres du bitume adopté par les occupants des side-cars de compétition.

Si les vrombissements des moteurs ont rappelé de mauvais souvenirs à certains riverains, excédés à l’époque par les nuisances sonores, d’autres ont retrouvé le terrain de jeu favori de leur enfance.

« Nous venions pour rouler », se souviennent Thierry Charlet et Raymond Lauwers, qui étaient également présent lorsque les Fi ont fait leur dernière apparition sur le revolver (le surnom du circuit). « J’ai assisté aux entraînements et aux essais, poursuit Raymond. Ce sont des bons souvenirs. »

« Il faut savoir qu’il s’agissait à l’époque de l’un des plus beaux circuits du monde, enchaîne Thierry. C’était aussi l’un des plus sécurisés. »

Les pilotes évoquent également de nombreux souvenirs. « J’étais déjà là en 1974, confie Alain Lambrechts, derrière le volant de sa formule Ford Van Diemen. Mon papa était commissaire de piste. J’ai passé mon enfance ici. »

Même si la piste a laissé la place aux voiries classiques, le Rebecquois a tout de même pris plaisir à user ses gommes sur le tarmac des Portes de l’Europe.

« Le tracé est sympa. On essaie de pousser quelques pointes de vitesse pour offrir un peu de spectacle au public mais sans chercher la performance. Le site ne s’y prête pas. Par contre, sur d’authentiques circuits, ces voitures tentent encore de rivaliser aec les chronos de leur époque. »